Partager l'article ! Le secret d'une bonne nuit blanche: Chacun son truc pour vivre heureux, moi, c'est la nuit que je me sens le mieux. Cette nuit qui entoure, qui e ...

Vous en êtes les héros, vous y avez un droit d'expression libre, à plusieurs conditions :
Vos commentaires doivent être signés de façon que nous puissions, l'un ou l'autre, vous identifier. (Numéro de carte étudiant, pseudo MsN, adresse
mail...).
Vos commentaires doivent être écrits en
français correct.
Vos commentaires ne doivent contenir aucun propos sur les autres enseignants de la faculté, ni sur les
étudiants.
Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux e-lecteurs
qui ont déjà parcouru ce journal.
Il y a 5 e-lecteur(s) sur ce blog
Chacun son truc pour vivre heureux, moi, c'est la nuit que je me sens le mieux. Cette nuit qui entoure, qui enveloppe, qui encercle d'un manteau d'ébène les
inspirations les plus affolantes ne parvient pas à faire taire chez moi l'envie irrépressible de continuer de veiller. Or aujourd'hui, 8 juillet, à 2h du matin, j'ai décidé de vous livrer mes
secrets pour réussir une bonne, une vraie, une grande nuit blanche, de celles qu'on n'oublie pas, qu'on aime et dont on se souvient à vie, ou celles qui vous grisent d'un éphémère plaisir
solitaire entre le coucher et le lever du soleil, celles qui vous instillent un élixir secret pour rester éveiller et au sortir desquelles vous vous sentez bien.
Je sais des esprits chagrins qui hurleront à la mort si je fais l'impasse sur les nuits d'horreur ou l'esprit est en proie aux angoisses de la pénombre et aux peurs refoulées, cauchemars,
angoisses, détresses. Je ne minimise pas ces nuits-là, mais ce ne sont pas, selon moi, de vraies nuits blanches, mais plutôt de fausses nuits noires. On n'en tire aucun plaisir, aucune
satisfaction et au moment où le soleil se lève, on n'est pas mieux loti qu'au moment où, avec lui, on s'était couché. Pardon à ces e-lecteurs-là, vers lesquels se dirige toute ma sympathie (et
toute mon empathie), mais sans réduire vos nuits à de pâles épisodes angoissants, je ne compte pas trop en parler ici.
Tout d'abord, il faut retenir qu'une vraie nuit blanche, contre toute attente, ça ne se subit pas. Il faut rester maître de sa nuit : maître de ses envies de ne pas succomber à l'appel du
sommeil. De ce fait, les fausses nuits noires citées plus haut peuvent se transformer à l'envi en vraies nuits blanches. Un sommeil qui ne vient pas ? Une angoisse qui ne part pas ? Un stress
nocturne inexplicable ? Autant prendre les devants, se lever et casser la figure à ces noirs compagnons pour les supplanter par de joyeux lurons nocturnes.
Ensuite, une nuit blanche, ça se vit pleinement. C'est généralement un moment solitaire, un moment où ce qu'on n'a pas pu faire dans la journée est permis. Ce DVD que l'on n'a pas eu le temps de
voir aujourd'hui, ce CD qu'on n'a pas écouté depuis des semaines, ce mail qu'on n'a pas envoyé... et pourquoi pas, cet Ami qui a donné son numéro de téléphone en précisant "Et si tu ne dors
pas, ma lumière sera toujours allumée". Et pourquoi pas du champagne près de la Loire, et pourquoi pas un moment partagé en discussions interminables, et pourquoi pas un long silence
impénétrable que seuls ceux qui s'aiment comprennent ? Parce que la nuit, l'air de rien, ça sublime les vrais plaisirs diurnes. Ce qui était fade devient exquis, ce qui était routinier
devient magique, ce qui était quotidien devient inhabituel, rare, privé. Ce qu'on partage avec joie pendant une journée est un plaisir décuplé quand il est sainement partagé la nuit...
Enfin, pour réussir une vraie nuit blanche, pour faire de ces moments personnels une vraie réussite, ou au moins un accomplissement et ne pas transformer ces instant privilégiés en vains
errements oiseux d'un esprit cotonneux, il faut une motivation, une raison de rester éveillé, une excuse pour anticiper sur le réveil et solliciter l'esprit à l'extrême dans ses réserves les plus
profondes d'éveil. Chacun ses motivations et là, on entre un peu dans le domaine de l'intime, du privé, du personnel... du soi. Il y a ceux qui veulent finir leur livre avant que le soleil de
revienne. Il y a ceux qui ont entamé une conversation au clair de lune et que la douceur des étoiles fait rester jusqu'à leur extinction lumineuse au soleil. Il y a ceux qui regardent le monde
dormir, il y a ceux qui aiment écouter le silence, il y a ceux qui rêvent éveillés, il y a ceux qui ressassent inlassablement et fébrilement les souvenirs d'une journée magnifique, d'une dîner
unique, d'un moment inoubliable. Il y a ceux qui attendent, qui attendent le jour, qui attendent le train, qui attendent... Il y a ceux qui préparent leur journée en calculant toutes les
éventualités, semblables aux acteurs qui répètent leur texte jusqu'au bout de la nuit. Il y a ceux qui envisagent la venue de la nouvelle journée comme un accomplissement personnel, parce qu'il y
a dans ce jour à venir un bonheur qu'ils espèrent vivre intensément.
Hmmm... j'en devine qui s'interrogent : "et lui, pourquoi il ne dort pas ? quelle est sa motivation ? quelle est sa nuit blanche ?".
Sur le coup de 2h, cette nuit, j'ai décidé que les retournements dans le lit étaient vains et qu'il était temps d'en sortir pour assurer la veille. J'ai mis en route le lecteur DVD pour me passer
tous ces concerts et ces répliques cultes que j'aime tant... Quant à savoir ce qui me motive à rester debout au coeur de la nuit, tandis qu'autour de moi toute la ville dort, c'est simplement
qu'à 5h30 mon train s'ébranlera et, partira pour la dernière fois vers la Sarthe...
... et ça, croyez-moi, c'est un plaisir qui me tient éveillé !
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Vos derniers mots...